Joyeux Noel

JOYEUX NOEL A TOUS...
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# Online seit Donnerstag, 24. Dezember, 2009 um 03:22

Joyeux Noel

JOYEUX NOEL..
DEUXIEME PARTIE :
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# Online seit Donnerstag, 24. Dezember, 2009 um 03:29

Joyeux Noel

JOYEUX NOEL..
TROISIEME PARTIE :
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# Online seit Donnerstag, 24. Dezember, 2009 um 03:51

L'icône endommagée (Anthony Bloom, moine orthodoxe)

L'icône endommagée (Anthony Bloom, moine orthodoxe)
L'icône endommagée



A moins de regarder une personne et de voir la beauté en elle, nous ne pouvons l'aider en rien ; on n'aide pas une personne en isolant ce qui ne va pas chez elle, ce qui est laid, ce qui est déformé.
Le Christ regardait toutes les personnes qu'il rencontrait, la prostituée, le voleur, et voyait la beauté cachée en eux. C'était peut-être une beauté déformée, abîmée, mais elle était néanmoins beauté, et il faisait en sorte que cette beauté rejaillisse. C'est ce que nous devons apprendre à faire envers les autres. Mais, pour y parvenir, il nous faut avant tout avoir un coeur pur, des intentions pures, l'esprit ouvert, ce qui n'est pas toujours le cas... afin de pouvoir écouter, regarder et voir la beauté cachée.

Chacun de nous est à l'image de Dieu, et chacun de nous est semblable à une icône endommagée.

Mais si l'on nous donnait une icône endommagée par le temps, par les événements ou par la haine des hommes, nous la traiterions avec tendresse, avec révérence, le coeur brisé. C'est à ce qui reste de sa beauté, et non à ce qui est perdu, que nous attacherions de l'importance. Ainsi, nous devons apprendre à réagir envers chacun...
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# Online seit Donnerstag, 24. Dezember, 2009 um 02:19

Geändert am Donnerstag, 24. Dezember, 2009 um 02:40

Vivre comme maille d'éternité (Tchekhov, Les Trois Soeurs (1901), trad. d'A. Adamov)

Vivre comme maille d'éternité (Tchekhov, Les Trois Soeurs (1901), trad. d'A. Adamov)
Vivre comme maille d'éternité



MACHA - Oh, cette musique ! Ils s'éloignent de nous, l'un d'eux est parti tout à fait, pour toujours, nous resterons seules, pour recommencer notre vie Il faut vivre... Il faut vivre.

IRINA - Le temps viendra où chacun saura pourquoi tout cela, pourquoi toutes ces souffrances, il n'y aura plus de mystère d'aucune sorte, mais en attendant il faut vivre... Il faut travailler, seulement travailler ! Demain j'irai seule, j'enseignerai à l'école, et je donnerai toute ma vie à ceux pour qui, peut-être, elle sera utile. C'est l'automne, bientôt ce sera l'hiver, la neige couvrira tout, et je travaillerai, je travaillerai.

OLGA - La musique joue si gaiement, si fièrement, on a envie de vivre ! Ô mon Dieu ! Le temps passera, et nous partirons pour toujours, on nous oubliera, on oubliera nos visages, nos voix, on ne saura plus combien nous étions, mais nos souffrances se changeront en joie pour ceux qui vivront après nous, le bonheur et la paix s'établiront sur terre, on aura un mot affectueux, une bénédiction pour ceux qui vivent maintenant. O mes chères soeurs, notre vie n'est pas terminée. Nous vivrons ! La musique joue si gaiement, si joyeusement ! Encore un peu de temps, et nous saurons pourquoi nous vivons, pourquoi nous souffrons. Si l'on savait, si l'on savait !



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# Online seit Donnerstag, 24. Dezember, 2009 um 01:24

Geändert am Donnerstag, 24. Dezember, 2009 um 02:01

La cithare du bonheur (Conte soufi)

La cithare du bonheur (Conte soufi)
La cithare du bonheur



C'était un homme droit et sincère qui cherchait le chemin du bonheur, qui cherchait le chemin de la vérité. Il alla un jour trouver un vénérable maître soufi dont on lui avait asuré qu'il pourrait les lui indiquer. Celui-ci l'accueillit aimablement devant sa tente et, après lui avoir servi le thé à la menthe, lui révéla l'itinéraire tant attendu : « C'est loin d'ici, certes, mais tu ne peux te tromper : au coeur du village que je t'ai décrit, tu trouveras trois échoppes. Là te sera révélé le secret du bonheur et de la vérité. »
La route fut longue. Le chercheur d'absolu passa maints cols et rivières. Jusqu'à ce qu'il arrive en vue du village dont son coeur lui dit très fort : « C'est là le lieu ! Oui, c'est là ! » Hélas ! Dans chacune des trois boutiques il ne trouva comme marchandises que rouleaux de fils de fer dans l'une, morceaux de bois dans l'autre et pièces éparses de métal dans le troisième. Las et découragé, il sortit du village pour trouver quelque repos dans une clairière voisine.

La nuit venait de tomber. La lune remplissait la clairière d'une douce lumière. Lorsque tout à coup se fit entendre une mélodie sublime. De quel instrument provenait-elle donc ? Il se dressa tout net et avança en direction du musicien. Lorsque, stupéfaction, il découvrit que l'instrument céleste était une cithare faite de morceaux de bois, des pièces de métal et des fils d'acier qu'il venait de voir en vente dans les trois échoppes du village.

A cet instant, il connut l'éveil. Et il comprit que le bonheur est fait de la synthèse de tout ce qui nous est déjà donné, mais que notre tâche d'hommes intérieurs est d'assembler tous ces éléments dans l'harmonie.
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# Online seit Donnerstag, 24. Dezember, 2009 um 00:57

Geändert am Donnerstag, 24. Dezember, 2009 um 01:13

LE LOUP FENRIR : LE LIEN MAGIQUE

LE LOUP FENRIR : LE LIEN MAGIQUE
LE LOUP FENRIR : LE LIEN MAGIQUE



Ce jour-là, les dieux se réunirent autour d'Odin, dans son palais du Walhall. Pour une fois, il n'était pas question de se livrer aux joies d'un plantureux festin codevaient garder l'esprit clair. Le visage grave, ils délibéraient sur les mesures à prendre face au danger qui les menaçait : le loup Fenrir, monstre vorace et cruel, s'apprêtait à attaquer l'Asgard, le domaine céleste où vivaient des dieux !
Fenrir appartenait à la famille des Géants, qui avaient été les premiers occupants de l'Asgard à la création de l'Univers. Chassés par les dieux qui avaient pris place, ils attendaient le moment de la vengeance. Fils d'une Géante et de Loki, le génie du feu, le loup devait atteindre à l'âge adulte une taille gigantesque. Jamais rassasié, il parcourait l'Univers, avalant tout sur son passage dans le gouffre béant de sa gueule dont une mâchoire touchait au Ciel et l'autre à la Terre.
Les dieux s'étaient mis à le considérer d'un ½il inquiet, et un oracle avait confirmé leurs craintes : Fenrir tramait contre eux une sombre machination, il était urgent de la mettre hors d'état de nuire.
Le conseil des dieux, déjà réuni une première fois sous la présidence d'Odin, dieu de la guerre et maître de la sagesse, avait décidé de ne pas tuer le grand loup, pour éviter de souiller leur règne par un crime : Fenrir serait simplement enchaîné puis abandonné sur une île deserte.
Curieusement docile, Fenrir s'était laissé passer autour du cou une chaîne aux gros maillons d'acier, et déjà les dieux savouraient leur victoire, lorsque le gigantesque animal étirant ses muscles, brisa ce lien métallique comme un vulgaire fétu de paille. Peu après, une autre chaîne, plus épaisse, subit la même sort. Voilà pourquoi les dieux, vexés de leur échec, s'étaient réunis une seconde fois au Walhall :
«Qu'attend-on pour tuer ce loup de malheur ? Rugit Thor, le dieu à la barbe rouge, fils aîné d'Odin. Laissez-moi faire d'un seul coup de Mjollnir, mon marteau qui ne manque jamais sa cible, je vais de ce pas lui casser la tête. Ensuite nous fêterons la victoire autour d'une table bien garnie ! »
Cette sévère assemblée où il ne pouvait contenter son immense appétit avait mis le dieu de fort méchante humeur. Frig, son épouse à la chevelure d'or pur, s'approcha pour l'apaiser. Balder le juste vint au secours de la déesse :
« Calme-toi, Thor ! Nous devons trouver un moyen d'enchaîner Fenrir, pour prouver que nous sommes les plus forts. »
Odin intervint :
« Balder a raison, Thor. D'ailleurs ma lance Gunjir ferait tout aussi bien l'affaire que ton marteau. Cependant tu m'as donné une idée : ces deux armes magiques ont été fabriquées par les nain-forgerons. Eux seuls sont capables de façonner une chaîne assez solide pour résister à Fenrir. Allons les trouver sans plus tarder ! » Aussitôt un messager des dieux partit pour le pays des nains.
Comme les Géants, le peuple des nains avait dû céder la place aux dieux lors de l'avènement de ces derniers. Ces petits êtres laids et contrefaits avaient alors choisi de vivre sous la terre. Passés maîtres dans l'art de forger les métaux, ils travaillaient sans répit. Dans leurs ateliers où régnait une intense activité, ils avaient créé des armes magiques pour les dieux et ciselé de magnifiques bijoux pour les déesses.
Cette fois encore, ils acceptèrent de rendre service aux habitants de l'Asgard. Ayant renvoyé le messager, ils se mirent au travail dans le plus grand secret...
Le maître des forgerons vint en personne livrer le mystérieux ouvrage. C'était un vieux nain à la peau tannée par la chaleur des forges. Les yeux pétillants de malice, il tira d'une besace un long ruban doux comme la soie et léger comme l'air.
« Voici une chaîne impossible à rompre ! annonça-t-il aux dieux incrédules. Vous pouvez essayer ! »
Perplexes, les dieux firent passer de main en main la longue écharpe soyeuse ; ils la tiraillèrent en touts sens, d'abord doucement tant elle semblait fragile, puis de plus en plus violemment. Lorsqu'elle eut résisté même à la force prodigieuse de Thor, qui banda en vain tous ses muscles pour la déchirer, ils furent enfin convaincus de sa solidité. Curieux, ils demandèrent aux nains le secret de ce prodige :
« Ce lien est composé à partir de six éléments assemblés selon une recette magique, répondit le forgeron. Ce sont : le miaulement du chat, la barbe de la femme, les racines de la montagne, les tendons de l'ours, le souffle du poisson et la salive de l'oiseau. »
Satisfaits, les dieux remercièrent le nain et donnèrent rendez-vous à Fenrir dans l'île déserte d'Armwartner, qui dépendait du domaine d'Odin.



# Online seit Mittwoch, 16. Dezember, 2009 um 00:20

Amadeus : La Flute Enchantée



Amadeus : La Flute Enchantée
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# Online seit Dienstag, 15. Dezember, 2009 um 23:50

Réveillez-vous ! (Marie)

Réveillez-vous ! (Marie)
Réveillez-vous !



Réveillez-vous ! Comment imaginez vous le ciel ? Un lieu où vous seriez servi comme sur la terre, roulant dans des voitures de rêve, séduisant les plus belles femmes où les hommes les plus en vue ? Un lieu où tout le monde aurait une carte Blue Paradise, avec un crédit illimité pour acheter les plus grandes marques ? Un monde où l'on vous servirait, c'est à dire dans lequel chacun de vos désirs serait comblé dans l'instant par des anges qui vous obéiraient en tous points ? Un monde, où, parce que vous auriez fait un peu de bonnes actions, de ci, de là, vous auriez enfin mérité un bon repos dans un super Club Med pour jet set ailée ?
Comment n'avez vous pas l'aspiration de voir plus haut, plus noble, plus simple, comment ne pouvez vous pas chercher l'essentiel ? Comment pouvez-vous accepter tout ce par quoi le marketing arrive à vous assoupir dans ce monde là ?

Croyez vous aux "chèques-paradis ?" Si vous ne croyez pas à tout cela au ciel, pourquoi vous efforcez vous d'y croire sur la terre ?


# Online seit Samstag, 12. Dezember, 2009 um 00:39

Geändert am Samstag, 12. Dezember, 2009 um 00:54

Si je pouvais revivre ma vie (Emma Bombeck, décédée d'un cancer)

Si je pouvais revivre ma vie  (Emma Bombeck, décédée d'un cancer)
Si je pouvais revivre ma vie



J'aurais moins parlé mais écouté davantage. J'aurais invité des amis à venir souper même si le tapis était taché et le divan défraîchi. J'aurais grignoté du maïs soufflé au salon et ne me serais pas souciée de la saleté quand quelqu'un voulait faire un feu dans le foyer. J'aurais pris le temps d'écouter mon grand-père évoquer sa jeunesse. Je n'aurais jamais insisté pour que les fenêtres de la voiture soient fermées par un beau jour d'été tout simplement parce que mes cheveux venaient justes d'être coiffés. J'aurais fait brûler ma chandelle sculptée en forme de rose au lieu de la laisser fondre d'elle même parce qu'entreposée trop longtemps dans l'armoire.
Je me serais assise dans l'herbe avec mes enfants sans me soucier des taches de gazon. J'aurais moins ri et pleuré en regardant la télé, mais davantage ri et pleuré en regardant la vie. Je serais restée au lit lorsque malade plutôt que de prétendre que la terre cesserait de tourner si je ne travaillais pas cette journée là.

Je n'aurais jamais rien acheté pour la simple raison que c'était pratique, ou encore à l'épreuve des taches ou parce que garanti pour durer toute le vie.

Au lieu de souhaiter la fin de mes neuf mois de grossesse, j'en aurais savouré chacun des instants en réalisant que la merveille grandissant en dedans de moi était la seule chance de ma vie d'aider Dieu à faire un miracle.

Lorsque mes enfants m'embrassaient avec fougue, je n'aurais jamais dit : « plus tard. Maintenant va te laver les mains avant de souper. » Il y aurait eu plus de « je t'aime »..., plus de « je suis désolée »..., mais surtout, si on me donnait une autre chance de revivre ma vie, j'en saisirais chaque minute... la regarderais et la verrais vraiment..., la vivrais... et ne la redonnerais jamais.



# Online seit Samstag, 12. Dezember, 2009 um 00:27